
Pour comprendre l’esprit de Megera, il faut remonter à l’aube du monde.
Dans la mythologie grecque, bien avant le règne de Zeus et des dieux de l’Olympe, naissent du ciel et de la terre des divinités anciennes et redoutées : les Érinyes, aussi appelées Furies.
Elles ne sont pas de simples déesses, mais l’incarnation d’une justice primordiale : qui ne transige pas, et qui n’oublie jamais.
Trois sœurs les composent :
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Alecto, l’implacable ;
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Tisiphone, la vengeresse ;
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et Mégère, la haine, la plus crainte.
Leur rôle est simple : punir ceux qui ont commis des fautes graves, surtout au sein de leur propre famille, en particulier lorsqu'aucun jugement n’a été rendu. Elles sont invoquées lorsqu'une injustice a été faite et qu’aucune réparation n’a eu lieu. Elles poursuivent sans répit, jusqu’à l'accomplissement de la peine.
Elles ne jugent pas.
Elles exécutent.
Infatigables et incorruptibles, elles incarnent une force en mouvement constant, une présence qui voit tout, et à qui rien n’échappe.
Mégère : L’intensité et l’obstination
Parmi ces trois sœurs se trouve celle qui a donné son nom à notre Maison : Mégère (Megera). Dans les textes anciens, elle est souvent décrite comme la figure la plus intransigeante.
Associée à l’intensité et à la fureur, elle incarne avant tout une forme d’obstination absolue. Elle est celle qui ne lâche jamais sa cible. Sans compromis, elle ne recule devant aucun obstacle et traque sa proie indéfiniment.
Mégère, c'est l'étincelle de l'acharnement, la volonté qui refuse de plier, guidée par une seule logique : atteindre son but.
Comme les Érinyes, le temps ne s’arrête jamais.
Invisible, constant, insensible à toute influence, il avance sans relâche. Rien ne peut le ralentir, rien ne peut lui échapper. Toujours en mouvement, il demeure inchangé, quelles que soient les conditions.
N’est-ce pas là la véritable nature du temps ?
C’est dans cette continuité que MEGERA trouve son origine.
Une vision du temps comme un mouvement continu, sans interruption ni compromis.
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